Muséomix Québec 2016 au Monastère des Augustines : c’est parti !

C’est ce matin aux portes du Monastère des Augustines que se sont présentés, un peu avant 7h, bénévoles, organisateurs et participants, prêts pour une fin de semaine hautement créative, sous le signe de la bienveillance.

Après un petit déjeuner chaleureux dans le réfectoire, une visite guidée des lieux a tôt fait de les inspirer : un patrimoine vivant, une architecture remarquable, une histoire riche et des artefacts exceptionnellement bien conservés qu’ils côtoieront jusqu’à dimanche pour mieux en remixer la communication.

La visite incluait bien entendu le dispositif Muséomix, dont le Fablab, où trouver l’aide technique et les outils, et la Mixroom, où s’affairent les rédacteurs et responsables des réseaux sociaux, les photographes, graphistes et relationnistes de presse chargés de faire le pont avec l’extérieur.

La plénière dans la salle de la communauté a ensuite permis de découvrir l’ampleur des compétences réunies, tout sourire et motivées à concevoir d’ingénieux prototypes de médiation pour les visiteurs, des petits aux plus grands.

La directrice du Monastère des Augustines, Mme Isabelle Duchesneau, a accueilli la cohorte en rappelant les valeurs d’inclusion, de solidarité et d’engagement que partagent Musomix Québec et ce havre qui vise l’atteinte des générations émergentes. Ce monastère est un véritable patrimoine vivant dont on a actualisé la vocation -prendre soin-, sans la dénaturer.

Vers 10h, codeurs, muséologues, experts en communication, bricoleurs, artistes et graphistes se sont dirigés vers les voûtes, un lieu mystérieux datant du 1695, pour former les équipes et choisir les terrains de jeu, la Bible du muséomixeur  en mains. Chaque équipe est composée de 7 membres aux compétences diverses qui devront choisir le terrain sur lequel travailler.

Les terrains de jeu

Le projet du Monastère des Augustines est issu du legs de cette communauté fondatrice. En plus de léguer à la population québécoises leurs collections et leurs archives issues des douze monastères fondés au Québec depuis 1639, ainsi que les bâtiments anciens de leur premier monastère, les Augustines ont transmis un patrimoine social exceptionnel qui conserva toutes sa pertinence dans le monde actuel et la réalité québécoise.

Le Monastère était et est encore aujourd’hui le lieu de vie des Augustines. Espace de rencontre entre le passé et le présent, il regorge d’objets, de lieux et de thématiques architecturales et conceptuelles à exploiter.  Les  cinq terrains de jeu déterminés en collaboration avec les responsables du musée et proposés aux muséomixeurs sont cette année :

1. Les voûtes

Lieu unique empreint d’histoire, datant de 1695, les voûtes ont servi de réserve pour les denrées alimentaires, de refuge pour quelques Augustines pendant la Conquête et même de lieu d’entreposage pour les trésors polonais.

Comment représenter la multiplicité des usages qui ont marqué ce lieu mystérieux ? Comment animer et habiller cet espace dénudé ?

2. La contemplation / méditation

Le quotidien des Augustines, régulé entre action et contemplation, accordait une place importante au recueillement. L’art de la méditation actualiser cette pratique centrale dans la vie des religieuses.

Comment permettre aux visiteurs de vivre cette expérience intérieure ?

3. La cohabitation

Le Monastère incarne une véritable cohabitation : entre les visiteurs et les résidents, entre les époques et entre diverses fonctions.

Au quotidien, comment rendre celle-ci harmonieuse ? Comment la traduire pour la rendre compréhensible au yeux du passant ?

4. L’hôpital

Dans le Monastère, lieu de quiétude, les liens physiques avec l’hôpital étaient multiples et s’ouvraient sur un univers fébrile et agité. Au quotidien, les Augustines faisaient l’aller-retour entre ces deux mondes, entre leur profession active et le recueillement.

Nombreux sont les accès qui mènent à l’hôpital à partir de l’intérieur du paisible Monastère. Comment représenter cette frontière entre deux univers sans avoir à la traverser physiquement ?

5. L’art de guérir

Guidées par la compassion dans les soins qu’elles prodiguaient aux malades, les Augustines faisaient de leur pratique un art véritable. Femmes de science et de foi, elles occupaient différents rôles au sein de l’hôpital, l’apothicairesse était maître de son laboratoire, où elle préparait sirops, tisanes, pommades et onguents à base de plantes et d’herbes importées de France ou cultivées dans le jardin du Monastère.

Comment faire comprendre l’ampleur de ce legs et ses retombées aux visiteurs du Musée ?

 

 

 

 

 

 

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