Marie-Hélène, hôtesse de Museomix Qc au MNBAQ

Marie-Hélène Raymond est édimestre et gestionnaire de communauté Web au Musée national des beaux-arts du Québec dans sa vie de tous les jours, mais on la voit partout! Dès qu’il est question d’utiliser les réseaux sociaux différemment, de façon engagée, elle s’implique. Elle était d’ailleurs au premier rendez-vous Museomix à Québec en 2013, et à Montréal en 2014. Cette année, elle est très fière d’avoir réussi à convaincre son équipe et la communauté qu’il fallait se réunir au MNBAQ. On s’entretient avec elle, qui porte le titre de co-coordonatrice pour Museomix Québec.

 

Tu as vécu plusieurs Museomix avant, comment te sens-tu maintenant que c’est au tour de ton musée ?

C’est comme si pendant des années j’étais invitée à des partys et qu’enfin c’est à mon tour d’être l’hôtesse! J’ai l’impression de recevoir les gens chez moi. Je suis vraiment excitée!

 

Jour 2, quelles sont tes impressions jusqu’ici ?

C’est au-delà des espérances. En voyant les terrains de jeux retenus par la communauté d’abord et ensuite par les équipes, on s’est imaginé à quoi pourraient ressembler les prototypes, tout en sachant qu’il y aurait plein de trucs inattendus, mais on voit émerger des propositions auxquelles nous n’avions jamais pensé !

 

Avec ce que tu as vu jusqu’ici, aurais-tu un exemple de terrain de jeu qui t’a surpris ?

Oui! Les 4 figures de l’art moderne présentées dans les cellules de prisonniers. On a déjà vu des propositions dans ces espaces, on a imaginé des choses, mais on n’a jamais pensé y présenter le travail des artistes présents dans le pavillon Baillargé. C’est fascinant ! J’ai hâte de voir comment l’équipe va s’inspirer des œuvres de Lemieux, Pellan, Leduc et Riopelle pour animer cette aire de l’ancienne prison.

Il y a aussi l’exemple de l’équipe qui a choisi d’amener un peu de vie dans un couloir un peu long, un couloir qu’on ne voit peut-être plus à force d’y circuler tous les jours.

 

Ton moment fort depuis le début ?

Je trouve ça beau de voir des gens aimer autant notre musée. Ça me fait chaud au cœur de voir toute l’énergie investie.

 

Tu aimes le rose, ça se voit partout dans le musée, mais de quelle autre façon as-tu donné ta couleur à Museomix Québec ? 

On était trois [coordo] à mettre notre couleur, mais ce dont je suis le plus fière, pour ma part, c’est d’avoir réussi à mobiliser toute l’équipe du musée, en amont et durant le week-end ! Tout le monde qui participe à Museomix retranche une fin de semaine de leur vie personnelle pour participer à cette aventure. En plus de vivre au musée du lundi au vendredi, ils arrivent tous avec le sourire et sont fiers de contribuer à cette folie.


À ton avis, quel sera l’impact sur votre musée ? Et quel sera l’après Museomix ?

On sent vraiment un vent nouveau. À court terme, ceux qui y étaient vont garder un sentiment de fierté et de mission accomplie. On aura tous la certitude que lorsqu’on se mobilise, on peut réaliser des choses incroyables, surtout en laissant place à un peu de folie.

 

Après avoir joué les hôtesses, penses-tu muséomixer encore l’année prochaine ?

En 2013 et en 2014 j’étais dans la mixroom pour animer les réseaux sociaux et faut dire que ça me manque. Je pensais avoir plus de temps pour contribuer encore cette année et j’avoue que je les envie! Mais je crois que l’an prochain, pour la première fois, j’aimerais faire partie d’une équipe de muséomixeurs.

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