Les choix sont faits et les équipes sont formées

La formation des équipes, le choix du terrain, du projet et du lieu : tout un processus !

Juste avant midi, dans les voûtes transformées en espace de travail, les participants ont été mis devant des choix difficiles qui marqueront toute leur fin de semaine.

Le premier étant le choix du terrain. Le processus proposé par En mode solutions leur a grandement facilité la tâche, tout en favorisant l’échange et une répartition des forces basée sur des idées, plutôt que sur la compétition.

didier-ouellet-8206Devant les tableaux type Kanban, un par terrain de jeu, les participants ont d’abord été invités à poser dans la case « flash », les idées qui leur sont montées à l’esprit pendant la visite, puis dans la case « idées », les pistes intéressantes à développer. Une fois les tableaux remplis d’idées, les animateurs ont invité les participants à circuler devant trois des tableaux, réduisant ainsi les options, à lire les idées posées et à discuter entre eux, avant de faire leur choix.

Chacun ayant été associé dès l’inscription à l’un des sept rôles devant composer une équipe – art, communications, contenu, fabrication, graphisme, médiation et programmation-, ne leur restait qu’à glisser leur carte (sur laquelle était inscrite leur rôle) dans le contenant collé au tableau-terrain de jeu de leur choix. L’équipe allait être formée par la combinaison de ces choix : le codeur qui a choisi le terrain x, avec l’artiste qui l’a choisi aussi, et ainsi de suite.

À midi, les équipes étaient formées. L’aventure commençait ! D’abord, apprendre à se connaître, puis faire le choix d’un projet à réaliser ensemble. À l’heure du repas, le réfectoire bouillonnait : certaines équipes discutaient, d’autres prenaient des notes, mais toutes étaient à bord du bateau.

L’après-midi, avant et après la séance de yoga -eh oui !-, chacune des cinq équipes a défini son projet -idée, intention, formes, outils- et préparé les documents qui devaient servir à sa présentation devant l’ensemble de la cohorte 2016 lors de la plénière de 17h30.


Des choix, et une dose de hasard

Il est 17h30. Dans la salle de la communauté, l’ambiance est fébrile. Les équipes défilent devant le groupe impatient de savoir ce que les autres font et de pouvoir enfin se faire une idée des prototypes qui seront (potentiellement) réalisés, et pourquoi.

Situation crève-cœur : sans partager le même terrain de jeu, deux équipes ont choisi le même lieu – la rotonde. Or, une seule pourra y déployer son dispositif.

Pour éviter tout choix basé sur un jugement et pour revenir au principe de processus collaboratif caractéristique de Muséomix, il est décidé de procéder par tirage au sort, en donnant à l’équipe gagnante le choix de garder ou d’abandonner son lieu au profit de l’autre. Inspirée par la bienveillance qui porte cette édition 2016, l’équipe gagnante a offert a l’autre équipe le lieu qu’elle avait choisi, et a reçu en échange un macaron lui donnant le droit de demander de l’aire à cette dernière, si besoin. Tout est bien qui finit bien. Les équipes se concentrent à présent sur la production des prototypes.

Des compétences externes à l’appui 

Les équipes peuvent compter sur toute une escouade de professionnels pour les épauler dans leur mission.

Chaque équipe peut compter sur un facilitateur qui l’accompagne tout au long du processus, de la formation des équipes à la présentation du prototype. Chaque équipe a le sien. Sans donner ses idées ou participer à la création du prototype, il épaule les participants lors de situations délicates, de discussions animées ou de syndrome de la page blanche. Le facilitateur conseille, donne des trucs, fait le lien entre l’équipe et l’organisation et simplifie la gestion du quotidien. On dit ici qu’il est comme un parent bienveillant qui veille sur les participants, les encourage et les aide à rester sur le droit chemin.

didier-ouellet-8691Les ingénieux sont des experts du Monastère et de l’organisation qui accompagne les équipes dans la conception matérielle de leurs idées. Tout au long du processus de création, ils contribuent à l’efficacité des participants, les aident à trouver le matériel, les ressources et le soutien dont ils ont ou pourraient avoir besoin.

Par exemple, une archiviste du Monastère peut aider l’équipe à dénicher la documentation nécessaire à la concrétisation d’une idée, un programmeur vous renseigner sur un outil en particulier. Les ingénieux s’occupent aussi de répondre et de coordonner les demandes. On les trouve au fablab ou au quartier général de l’organisation.

Le processus créatif commence par une posture d’ouverture et d’exploration d’avenues à emprunter. Lors de la visite du fablab mis en place au Monastère par Muséomix pour appuyer les équipes, Cédric, Coordonnateur des laboratoires à la Chambre blanche, a rappelé aux participants l’importance de revenir faire le tour des possibilités, des outils disponibles et du matériel qu’il est possible d’emprunter, avant de converger vers une idée et de penser au projet à mettre en place. Ce rappel est important : l’apprentissage de nouveautés à intégrer à nos pratiques fait partie de l’expérience Muséomix.

didier-ouellet-8705De l’électronicien au codeur aux compétences les plus pointues, les professionnels bénévoles présents dans le fablab sont là pour soutenir et conseiller les équipes dans la réalisation de leurs prototypes. Impression 3D, modélisation, découpe, ébénisterie, capteur de mouvement, outils de réalité virtuelle, le fablab regorge de ressources pour faire avancer ses idées les plus folles et les réaliser.

Ce vendredi, ces ingénieux assureront principalement un rôle-conseil et de présentation du potentiel immense de leur atelier. Samedi, on risque fort de les voir portés par le courant et mobilisés jusqu’au dimanche, voire jusqu’à la dernière seconde avant la présentation au public des prototypes réalisés.

didier-ouellet-8743Enfin, les propulseurs, qui sont issus de domaines divers et qui possèdent des savoirs et des compétences pointues dont les muséomixeurs peuvent profiter. Pendant la fin de semaine, lors des moments prévus à cet effet, les propulseurs visitent les équipes, une à une, pour les inspirer, les conseiller et les réorienter si nécessaire. L’objectif : propulser ! Les équipes comme les idées.

Rien d’étonnant si, année après année, les participants remarquent à quel point ils ont appris et pu transposé ces savoirs issus de l’expérience dans leur vie professionnelle, voire même privée.

 

Articles liés